À Dijon, les pistes pour rencontrer des célibataires
5 min de lectureLes occasions de croiser du monde ne manquent pas à Dijon. Ce qui varie d’une piste à l’autre, c’est la part du travail qui vous revient : repérer qui est libre, engager la conversation, revenir assez souvent pour qu’un lien tienne.
Sur les berges du lac Kir, les mêmes silhouettes reviennent d’une semaine à l’autre. On reconnaît une allure, on finit par se saluer, et l’on ne sait toujours pas si la personne vit avec quelqu’un. C’est cette information qui manque à Dijon, et aucune sortie ne la donne d’elle-même.
Un croisement de rue bute sur trois obstacles. Le premier est de savoir si la personne est libre. Viennent ensuite la conversation à engager, puis la régularité sans laquelle un lien ne tient pas. Certaines situations prennent une partie de ce travail à leur compte. D’autres vous le laissent entier, la rue la première.
Les lieux publics
Le centre se traverse à pied et les terrasses se remplissent dès les premiers beaux jours. Une ville pareille produit beaucoup de croisements et peu de deuxièmes rencontres.
Fréquenter les mêmes endroits aux mêmes heures change une chose, et une seule. Votre visage devient familier, et une phrase échangée ne passe plus pour une approche. Le reste vous revient, à commencer par la question qui coince, celle de savoir si la personne est libre. Un lieu public ne la pose jamais à votre place, et rien n’oblige quelqu’un à y répondre.
Les activités qui reviennent chaque semaine
Un cours, un club ou une association vous fait revoir les mêmes personnes à date fixe. La conversation n’a plus besoin de prétexte, puisque l’activité en fournit un. Un rôle qui fait circuler, l’accueil des nouveaux venus ou l’organisation d’une sortie, produit davantage d’échanges qu’une place assise toujours au même endroit.
La limite tient au groupe lui-même. Vous ignorez qui est en couple, et la question se pose mal devant des personnes que vous retrouverez jeudi prochain. Un refus, ici, ne se range pas dans un coin de la mémoire, il revient chaque semaine dans la même salle. Ces liens mettent donc longtemps à se déclarer, quand ils se déclarent. Une activité choisie pour elle-même reste un bon emploi de votre semaine. Elle devient un mauvais calcul si vous y allez pour la seule rencontre.
Les applications
Une application règle le premier obstacle, puisque chacun se trouve là pour cette raison. Elle laisse les deux autres intacts. Il faut se décrire, tenir plusieurs fils de discussion à la fois et relancer ceux qui s’essoufflent. Ce travail occupe des soirées entières sans faire rencontrer personne. L’outil marche pour une partie de ceux qui s’en servent, et c’est déjà une raison de le citer. Si ce tri vous pèse, un autre article fait le tour des façons de rencontrer quelqu’un sans application.
Les événements où chacun est venu pour cela
À un événement de rencontre, le premier obstacle tombe avant votre arrivée. Les personnes présentes sont célibataires et sont venues pour se rencontrer. Le deuxième perd de sa raideur, parce que quelqu’un se charge des présentations. Chaque événement a son hôte ou son hôtesse, dont le prénom figure sur la fiche de l’événement, qui vous reçoit à l’arrivée, vous présente aux autres participants et reste dans la salle jusqu’à la fin.
L’équilibre entre femmes et hommes est suivi inscription par inscription, et chacun indique en créant son profil la tranche d’âge qu’il souhaite rencontrer, ou répond « peu importe ». La table où vous vous asseyez se compose à partir de ces réponses.
Ce que le format ne fait pas mérite d’être dit aussi. Vous ne rencontrerez que les personnes présentes ce jour-là. Un enchaînement de conversations courtes convient mal à certains, et le speed dating n’est qu’un des formats annoncés au programme. Un événement peut se terminer sans qu’aucune suite en sorte.
La fiche à cocher
Le troisième obstacle se règle avec un objet. Le jour même, chacun coche sur une fiche les personnes qu’il souhaite revoir et la remet à l’hôte. Quand deux personnes se sont cochées l’une l’autre, l’équipe transmet les coordonnées, par téléphone ou par un message dans l’espace du membre. Le déroulé d’une de ces rencontres est raconté pas à pas dans l’article sur la façon dont se passe un speed dating.
Il arrive qu’une fiche ne donne rien. Vous cochez deux noms, aucune des deux personnes ne vous a coché, et vous rentrez sans coordonnées. Rien ne part alors, dans un sens comme dans l’autre. On apprend seulement les choix qui répondent aux siens, et le vôtre reste ignoré de la personne concernée, y compris si vous la croisez plus tard rue de la Liberté.
Choisir une date à Dijon
Le programme se filtre par ville. La fiche d’un événement dijonnais porte sa date, son prix et le prénom de la personne qui accueille ce jour-là, et certains événements sont en entrée libre. On réserve sa place en ligne et l’on règle sur place. Il n’existe pas d’abonnement, et l’engagement s’arrête à cette date. Une réservation s’annule depuis son compte jusqu’à 24 heures avant la date, et l’on prévient l’hôte au-delà. Les dates dijonnaises figurent sur le programme de Dijon.
Le choix du format compte plus que celui de la date. Un premier speed dating impose un rythme, avec des conversations courtes qui s’enchaînent. Un événement plus long laisse le temps de revenir vers une même personne. Les deux figurent au programme, et rien n’oblige à commencer par le plus rapide.
Quand la date est complète
Quand il reste environ un cinquième des places, l’événement s’affiche « bientôt complet ». Passé ce stade, deux chemins restent ouverts. Une place annulée repart au programme, donc la page mérite un second regard quelques jours plus tard. D’autres villes du programme restent proches de Dijon, Beaune et Chalon-sur-Saône au sud. Le programme complet se filtre ville par ville.
Reste le cas de la personne qui lit tout cela et ne réserve pas. Une réservation prise sans envie se paie le jour venu, devant une table où l’on répond par politesse. Mieux vaut attendre une date qui vous parle. Le programme se consulte sans réservation.
Les marcheurs du lac Kir reviendront la semaine prochaine et vous ne saurez toujours rien d’eux. À une table d’événement, la personne assise en face a donné son nom à l’hôte pour la même raison que vous.