La part de la timidité que le format prend en charge

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Aborder un inconnu, mettre fin à une conversation, demander en face à revoir quelqu’un. Aucun de ces gestes n’est demandé pendant un speed dating, et savoir qui s’en charge suffit parfois à franchir la porte.

Ce qui coûte le plus à qui se sait timide tient en trois gestes. Choisir une personne et aller lui parler, décider du moment où la conversation s’arrête, dire en face qu’on aimerait la revoir. Un speed dating ne demande aucun des trois.

Chacun revient à quelqu’un d’autre, à l’hôte qui fait les présentations, au déroulé qui borne les conversations, ou à la fiche que l’on coche avant de partir. Ce qui reste de votre côté tient dans les minutes passées en face de quelqu’un, et cette part-là ne se délègue pas.

Les présentations

Personne n’a à traverser la salle pour engager la conversation, et c’est le point du déroulé qui compte le plus pour qui se dit timide. L’hôte de l’événement a la liste des personnes attendues et fait passer les participants de l’un à l’autre. Son prénom et sa présentation se lisent sur la fiche de l’événement avant même la réservation, si bien que la première personne à qui vous adressez la parole ce jour-là porte un nom que vous avez déjà lu.

Le nombre de places est fixé événement par événement, et le plan de salle est dessiné avant l’ouverture. Ce que vous avez devant vous tient donc à une table et aux personnes qui s’y succèdent, pendant que l’hôte fait circuler les autres. La tranche d’âge que vous avez indiquée à l’inscription, ou « peu importe », entre dans cette composition.

Une phrase à l’entrée suffit, que ce soit votre première fois ou que les présentations vous coûtent. La personne qui reçoit fait les présentations et reste jusqu’à la fin de l’événement, et c’est à elle que cette phrase sert.

Arriver parmi les premiers change la manière d’entrer. La salle est encore calme, le manteau se pose sans public, et les autres participants arrivent un par un au lieu de former un ensemble déjà constitué. Le déroulé complet, de l’arrivée jusqu’aux jours suivants, est décrit pas à pas ailleurs sur ce site.

La fin d’une conversation

Dans la vie ordinaire, mettre fin à un échange demande de prendre une décision et de la montrer. Au cours d’un speed dating, les rendez-vous s’enchaînent jusqu’à ce que vous ayez fait le tour des personnes de votre table. Un échange qui tombe à plat prend fin au changement de table, comme les autres. Le changement de table arrive au même moment pour les deux personnes assises, celle qui s’ennuie comme celle qui aurait continué.

Cela joue dans les deux sens. Il arrive que plusieurs rendez-vous de suite tombent à plat, avec des silences que rien ne relance et une politesse qui tient lieu de conversation. Le format laisse cela arriver. Il borne seulement la durée, et il vous dispense d’inventer un prétexte pour vous lever.

La fiche au lieu de la demande

Le troisième geste a été remplacé par un objet. Le jour même, chacun coche sur une fiche les personnes qu’il souhaite revoir, puis la remet à l’hôte. La fiche se remplit à sa place, à sa table. La demande tient dans une case à cocher, et une fiche remise sans commentaire n’appelle aucune justification.

Quand deux personnes se sont cochées l’une l’autre, l’équipe transmet les coordonnées, par téléphone ou par un message dans l’espace du membre. La réciprocité est la seule condition. Ce que deviennent ces fiches, et ce qui se passe les jours suivants, sont décrits dans notre page sur les suites d’un événement.

Quand la fiche ne donne rien

On peut cocher plusieurs noms et voir passer les jours sans nouvelle. La réciprocité est la condition, et elle manque. Un nom coché d’un seul côté reste entre les mains de l’équipe, et les coordonnées partent dans le seul cas de deux noms qui se répondent.

Un événement peut donc ne donner aucune suite. On rencontre les personnes présentes ce jour-là, et celles-là seulement. L’équilibre entre femmes et hommes est suivi inscription par inscription, ce qui compose une table, sans rien préjuger de ce qui s’y dira. Un deuxième événement change les personnes, pas la mécanique.

Ce qui reste à votre charge

La conversation, elle, reste entière. Les minutes passées en face de quelqu’un se remplissent avec ce que vous dites, et mieux vaut le savoir avant de réserver.

Ce qu’une personne dit de son travail, de sa semaine ou de la route qu’elle a faite pour venir contient déjà la suite de l’échange. Reprendre le détail qu’on vient d’entendre coûte moins que de chercher un sujet neuf à chaque table. D’autres pistes de conversation sont réunies dans notre page sur les sujets d’une première rencontre.

Le seul morceau qui gagne à être préparé est votre propre présentation, parce qu’il revient à chaque table dans les mêmes termes. Deux ou trois phrases sur ce que vous faites de vos journées et sur ce qui vous amène là suffisent, et elles se répètent d’un rendez-vous à l’autre, puisque chaque table les entend pour la première fois.

Les autres formats du programme

Un enchaînement de face-à-face courts ne convient pas à tout le monde. Certaines personnes se sentent mieux dans un groupe qui partage une activité, où la parole circule sans que chacun soit tour à tour au centre. Tous les événements du programme ne sont pas des speed datings, et certains sont en entrée libre. Le prix, lorsqu’il y en a un, est affiché sur la fiche de l’événement et se règle sur place.

D’autres chemins existent en dehors d’une agence, et notre page sur les rencontres sans application en fait le tour.

Le programme se consulte ville par ville, à Dijon, Beaune, Chalon-sur-Saône, Mâcon, Auxerre, Nevers et Sens. Une réservation s’annule depuis son compte jusqu’à 24 heures avant l’événement, et un empêchement plus tardif se signale à la personne qui reçoit ce jour-là. Quand il reste environ un cinquième des places, l’événement s’affiche « bientôt complet », et une place annulée repart au programme.

Voir le programme

À la fin, les fiches repartent avec l’hôte et la salle redevient une salle.